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Top Story
"L’UTS reprend les codes de consommation des jeunes, les joueurs adorent", promet l’organisateur Patrick Mouratoglou
Le tennis, sport séculaire aux traditions bien ancrées, fait face, comme beaucoup de sports, à un défi majeur : séduire les nouvelles générations. C’est dans ce contexte que Patrick Mouratoglou a lancé l’Ultimate Tennis Showdown en 2020, un format innovant qui s’invite ce vendredi et samedi dans les prestigieuses arènes de Nîmes. Avec des matches courts, un spectacle permanent et une volonté affirmée de coller aux attentes des jeunes, l’UTS ambitionne de dépoussiérer un tennis jugé trop vieillissant.
Un constat alarmant : une fan base en perte de vitesse
Le point de départ de l’UTS repose sur une réalité chiffrée : l’âge moyen des fans de tennis atteint 61 ans, selon Patrick Mouratoglou, reflétant une audience héritée des années 70 et 80. Les jeunes, eux, brillent par leur absence. Ce désintérêt s’explique par des codes de consommation incompatibles avec le tennis traditionnel : des matches longs (parfois plus de 4 heures), 80 % de temps morts et une image policée, presque aseptisée, loin de l’authenticité prisée par les 18-35 ans. À titre de comparaison, des sports comme le basketball ou le football américain ont su s’adapter avec des formats dynamiques et des stars charismatiques.
Ce qui fascine les puristes effraie les jeunes, habitués aux vidéos TikTok de 15 secondes ou aux séries Netflix à suspense constant. Patrick Mouratoglou l’affirme : sans renouveau, le tennis risque de s’étioler à long terme.
L’UTS : un tennis taillé pour l’ère numérique
L’UTS propose une réponse radicale : des matches découpés en quatre quart-temps de huit minutes, un chronomètre implacable, des temps morts réduits à 15 secondes et une animation continue (musique, interviews en direct, consignes des coaches audibles). Fini l’attente interminable entre deux points ; place à un rythme effréné et à une expérience immersive. Ce format, qui garantit une durée fixe, répond au besoin de prévisibilité des télévisions et des spectateurs modernes, tout en offrant un spectacle permanent.
À Nîmes, l’événement s’inscrit dans cette logique disruptive. Les arènes, lieu chargé d’histoire, accueilleront des stars mondiales dans une ambiance de show à l’américaine. Avec 12 500 places vendues pour la session de samedi – un record pour l’UTS –, l’engouement est palpable. Le choix de ce cadre prestigieux, soutenu par le groupe Bastide Médical, illustre aussi une stratégie d’ancrage local et d’attractivité touristique, un levier économique non négligeable pour les territoires.
Une alternative, pas une menace
Contrairement à la refonte ratée de la Coupe Davis par Gerard Piqué, critiquée pour avoir dénaturé une institution sans séduire de nouveaux publics, l’UTS ne cherche pas à remplacer le circuit traditionnel. Patrick Mouratoglou insiste : "On ne concurrence pas les Grands Chelems, on propose autre chose." Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 50 % des fans de l’UTS sont des néophytes, et la moyenne d’âge tombe à 40 ans, contre 61 pour le tennis classique. Cette diversification élargit le marché sans cannibaliser l’existant, une aubaine pour les acteurs économiques du sport.
Les joueurs, premiers ambassadeurs
L’adhésion des joueurs est un atout majeur. Gaël Monfils, showman de 38 ans, incarne l’esprit UTS : spectaculaire, expressif, il déchaîne les foules, comme lors de sa victoire à New York. Même les stars comme Novak Djokovic, dont la personnalité clivante tranche avec l’image lisse de ses prédécesseurs, saluent l’initiative. Les pros, eux-mêmes jeunes, consomment le sport comme leurs fans : ils privilégient les "highlights" aux matches entiers. L’UTS leur offre une scène où briller sans s’épuiser, un argument de poids dans un calendrier ATP surchargé.
Une réponse aux menaces émergentes
Le tennis traditionnel doit aussi composer avec la concurrence de sports comme le padel ou le pickleball, plus accessibles et rentables pour les clubs. En France, la Fédération de tennis a intégré le padel, qui explose avec des terrains plus petits et une prise en main rapide. Aux États-Unis, le pickleball grignote des parts de marché. Novak Djokovic lui-même alerte sur ce danger. L’UTS, en misant sur le spectacle plutôt que la pratique, pourrait contrebalancer cette tendance en repositionnant le tennis comme un produit de divertissement premium.
Perspectives économiques
L’UTS ouvre des opportunités : billetterie à guichets fermés, partenariats locaux (comme avec Bastide Médical à Nîmes), diffusion sur des plateformes numériques prisées des jeunes, et création d’un écosystème mêlant sport et entertainment. Reste à voir si ce modèle, encore jeune, peut s’inscrire dans la durée sans lasser. Mais une chose est sûre : en s’adaptant aux codes de consommation actuels, Patrick Mouratoglou pose les bases d’un tennis 2.0, capable de séduire là où le circuit ATP peine à innover.
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